Plateforme multimédia sur la Basilique de Saint-Denis

Écriteau :

Titre : Le cimetiere aux rois
Texte : Du cimetière gallo-romain à la nécropole royale. Vers 565 la reine Arégonde est le première personne de rang royal à être inhumée dans le cimetière qui abrite, depuis le IIIe siècle, le corps de saint Denis. Dagobert son arrière-petit-fils mort en 639, est le premier souverain à choisir Saint-Denis, dont il est le bienfaiteur. Mais les rois mérovingiens et carolingiens accordent souvent leurs faveurs à d'autres églises. C'est la dynastie capétienne qui consacre Saint-Denis comme nécropole royale. Tous les Capétiens ( à l'exception de Philippe 1er, mort en 1108, Louis VII, mort en 1180 et Louis XI, mort en 1483) viennent reposer auprès de saint-Denis, protecteur de la dynastie. Saint Louis réserve la nécropole aux seuls rois et reines de France : l'église de Saint-Denis est devenue le "cimetière aux rois" et le centre mystique du royaume. La disposition des tombes : entre accumulation et ordonnance. Jusqu'au XIIIe siècle, les tombes couvertes d'une simple dalle funéraire sont placées autour de l'autel de la Trinité, sous le pavage de l'abbatiale. Saint-Louis donne un caractère monumental à la nécropole royale: il fait édifier un transept d'une ampleur extraordinaire où les seize sépultures retrouvées dans la basilique, sont disposées en symétrie, chacune identifiée par un gisant. Cette disposition est bouleversée dès la fin du XIIIe siècle. La nécropole n'est plus réservée aux seuls rois et reines de France. Le centre de l'abbatiale est encombré: des tombeaux sont placés dans les chapelles. A la Renaissance apparaissent les tombeaux de dimensions exceptionnelles dont ceux de Louis XII. François Ier et Henri II. Pour les sépultures de sa famille. Catherine de Médicis fait construire à la fin du XVIe siècle la rotonde des Valois. Les Bourbons n'érigent plus de monument. A la fin du XVIIe siècle, les cercueils occupent la partie centrale de l'ancienne crypte, qui devient le caveau des Bourbons. Au cours du XIXe siècle divers aménagements se succèdent. L'organisation actuelle se rapproche de la disposition d'origine. La commande de Saint-Louis. Les seize gisants de pierre de la commande de Saint-Louis exécutée vers 1264, étaient répartis dans le transept : Mérovingiens et Carolingiens au sud, Capétiens au nord. Au centre se dressaient trois tombeaux orfévrés d'une exceptionnelle beauté, dont celui de Saint-Louis, "le plus beau du monde" selon le chroniqueur Guillaume de Nangis. Ces derniers ont été détruits pendant la guerre de Cent Ans et la Révolution. Des bouleversements de la Révolution à la Restauration. A la Révolution certains tombeaux sont démontés, détruits ou fondus. En octobre 1793, les corps sont exhumés et placés dans deux fosses communes creusées au nord de l'église. Dès son retour sur le trône, en 1814, Louis XVIII rétablit la nécropole royale et le caveau des Bourbons. Il recueille les ossements royaux qui seront placés dans l'ossuaire de la crypte.